Fonction d'atténuation du canal auditif et de l'oreille moyenne

Les fonctions d'observation telles qu'elles ont été définies dans l'exposé ne prennent pas en compte les caractéristiques de l'audition. Dans des cas extrêmes, nous pourrions imaginer que des transitions existant d'un point de vue traitement du signal ne fussent pas décelables à l'oreille. Ainsi, nous avons introduit la fonction d'atténuation du canal auditif et de l'oreille moyenne. Pour résumer rapidement et grossièrement, elle dit que nous n'entendons rien ni au-dessous de ni au-dessus de .

La fonction d'atténuation que nous utilisons est la suivante :

est en et en .

Elle a été suggérée par Terhardt et all. (voir Thesis:Paillard et Thesis:Colomes).

Nous l'avons appliquée dans le cas du << flux spectral calculé avec les spectres d'amplitude >>, sur l'extrait de flûte flute.sf. En fait, nous multiplions les échantillons fréquentiels des spectres d'amplitude par :

Nous donnons et respectivement sur les figures figu:att et figu:tta.

Nous donnons sur les figures figu:flsaat et figu:flavat respectivement le << flux spectral calculé en utilisant les spectres d'amplitude sur toutes les fréquences sans prendre en compte la fonction d'atténuation >>, et le << flux spectral calculé en prenant les spectres d'amplitude sur toutes les fréquences en prenant en compte la fonction d'atténuation >>. Ces deux analyses ont été effectuées entre 0,31 et 13,3 secondes, c'est-à-dire que nous avons coupé le début et la fin du signal.

L'objectif n'est pas forcément d'améliorer les performances de la segmentation en zones stables : il est de constater les différences qui peuvent exister entre une fonction d'observation dans sa version << purement traitement du signal >> et une fonction d'observation dans sa version << psychoacoustique >>.