Les
variables aléatoires
sont indépendantes. Nous nous plaçons dans le cas où les
obéissent à un processus de Rayleigh. Si les
obéissaient à une loi normale,
(voir la section ssec:dppz) suivrait une loi du
(voir Book:Papoulis page 250, ou Book:Abra page 940) et
(voir la section ssec:dppu) une loi du
.

Soit
des variables aléatoires qui obéissent au même processus de Rayleigh. La densité de probabilité de chaque
est :
Calculons la densité de probabilité de
. Nous avons
et
. Ainsi (voir Books:Charbit page 28) :
La densité de probabilité de
est :
où
représente la convolution.
La densité de probabilité de
est :
Finalement, nous avons, pour
:
L'intégrale de toute densité de probabilité étant égale à
, et le domaine de définition de
étant
, nous avons :
Si nous faisons le changement de variable
, nous obtenons, en sachant que
pour
et
entier positif (voir Book:Beyer page 290), après quelques calculs :
où
représente la factorielle. Et donc :
Finalement :
, donc
,
, et :

Le domaine de définition de
est
. La moyenne de
est alors :
Que vaut
? En fait,
tend vers
quand
tend vers l'infini, comme le montre le tableau tabl:tabconv2. Nous ne donnons pas de preuve analytique.
Soit un signal de bruit gaussien
de taille
. Nous savons que les échantillons fréquentiels du spectre réel et ceux du spectre imaginaire sont des variables aléatoires qui suivent des lois
. De plus, nous savons (voir Book:Brillinger) qu'elles sont indépendantes. Ainsi, les échantillons fréquentiels du spectre d'amplitude (module du spectre complexe) suivent une loi de Rayleigh :
dont la moyenne est :
. Pour
, nous obtenons
: il s'agit de la droite en pointillés de la figure figu:figmoyspe. En trait plein est représentée l'évolution de la moyenne en fonction du nombre de points utilisés pour la calculer en pratique. Le signal de bruit blanc simulé est de longueur
. Le premier spectre, obtenu avec la première réalisation du signal nous donne
points : la moyenne est calculée sur
points ; le deuxième nous donne
autres points : la moyenne est calculée sur
points ; etc. Nous voyons que la moyenne pratique rejoint la moyenne théorique.